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Dernière mise à jour le 03 décembre 2006 |
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Les débuts de l'histoire roumaine
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Le territoire de l'actuelle Roumanie
a conservé les traces archéologiques
des cultures néolithiques. Dans cet espace s'est développé la
civilisation des Daces, peuple indo-européen apparenté aux
Thraces. Agriculteurs, éleveurs de chevaux, sachant travailler
les métaux, leur civilisation a été influencée,
dans un premier temps, par les Celtes, les Scythes et les colonies grecques
de la Mer Noire (comme Tomis, aujourd'hui Constanta). Les vestiges
de leurs forteresses aux murailles massives, de leurs ateliers métallurgiques
et de leurs sanctuaires ont été mis à jour par les
archéologues. Au milieu du Ier siècle av. J.-C. le roi
géto-dace
Burebista constitue une fédération de tribus, créant
ainsi la première ébauche d'Etat dace, assez puissant pour
attirer l'attention de Rome.Pour des raisons stratégiques, mais
aussi économiques (l'or, le fer et le sel de Dacie) l'empereur
Trajan entreprend les campagnes de 101 et 106 apr. J.-C., soldées
par la prise de la capitale dace Sarmizegetusa et le suicide du roi Décébal.
Les monuments la Colonne de Trajan de Rome et le Tropaeum Trajani d'Adamclisi
(en Dobroudja) restent comme preuve de cette conquête.La Dacie
conquise bénéficie de la "paix romaine" : construction
de routes, villes (Ulpia Trajana) de monuments (le pont de Turnu-Severin,
le trophée d' Adamclisi) de tours et de camps fortifiés.
L'administration impériale a installée ici des colons et
des soldats des légions pour garder les frontières, le
mélange
de ces derniers avec la population Dace, cimenté par la langue
latine, donnera naissance au peuple roumain.En 271 apr. J.-C., sous la
pression
exercée par les peuples barbares, et dans le contexte d'une crise
de l'Empire Romain, l'empereur Aurélien a retiré ses légions
au sud du Danube, évacuant ainsi la Dacie ; la frontière
de l'empire menacé |
Colonne de Trajan, Rome. |
Tropaeum Trajani, Adamclisi |
a ainsi été réduite.
Les dix siècles suivants constituent une période trouble,
qui a suscité parmi les historiens des hypothèses contradictoires.
L'on suposé que
l'évacuation de 271 avait été totale, les invasions
de Goths, Huns et Avars ayant contribué à pousser la population
romanisée au sud du Danube, d'où elle serait revenue en
Transylvanie uniquement vers le XIIe siècle. Toutefois, on se
rallie généralement
aujourd'hui à la thèse défendue par l'historiographie
roumaine, selon laquelle l'évacuation de 271 n'a pas été générale
; les invasions ont certainement effacé les vestiges de la civilisation
urbaine, obligeant la population à se réfugier dans
les massifs boisés et à pratiquer la vie pastorale ; la
nature du peuplement n'a pas été profondément affectée,
les recherches archéologiques est toponymiques ont confirmé la
continuité entre les ancêtres daco-romains et le peuple roumain. |
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