Il s'est constitué le 16 juin 2001 par la fusion du PDSR (le
Parti de la Démocratie Sociale de Roumanie) et du PSDR (le Parti
Social-Démocrate Roumain), dans un processus d'unification de
la social-démocratie roumaine et d'affirmation, sur le plan interne
et externe, d'un parti de centre-gauche puissant.
Le PDSR avait pris naissance en avril 1992 sous le nom de Front Démocrate
de Salut National, aile majoritaire du FSN. Le nom de PDSR date de 1993,
date où le FDSN a absorbé le Parti Républicain,
le Parti Coopératiste et le Parti Socialiste Démocratique
Roumain.
Cinq mois seulement après sa création, le FDSN a gagné les élections
législatives et présidentielles, obtenant 88,5 % des votes
exprimés représentant 34 % des sièges au parlement.
Parti de gouvernement jusqu'en 1996, année où le PDSR est
devenu le principal parti de l'opposition (avec 22 % des votes). Entre
1992 et 1996, la Roumanie est devenue membre du Conseil de l'Europe,
a signé le "Partenariat pour la paix" et a demandé officiellement
l'adhésion à l'Union Européenne.
Le glissement dans l'opposition a déterminé le parti de
recourir à un processus de restructuration, de réorganisation
et de changer la stratégie et le mode d'action politique en vue
de regagner la confiance de l'électorat. À ce titre, la
victoire électorale de 2000 peut être interprétée
comme une preuve de la capacité du parti de s'adapter aux besoins
de la société roumaine et d'offrir un programme social
et économique cohérent.
En juin 2001 le PDSR avait 1461 maires sur un total de 2957 et 13.180
conseillers locaux et départementaux sur 41.378.
Aux élections générales de 2000 le PDSR a fait liste
commune avec le PSDR dans un Pôle Démocrate Social, obtenant
36,88 % des votes pour la Chambre des Députés et 37,35
% pour le Sénat. Le Pôle Démocrate Social a été une
tentative de clarification et de simplification du spectre politique.
La fusion avec le PSDR et la création du Parti Social-Démocrate
constitue, dans cette perspective, une démarche de consolidation
de la social-démocratie roumaine, en accord avec les exigences
de l'évolution de la social-démocratie occidentale.
Le Parti Social-Démocrate se considère héritier
direct du Parti Social-Démocrate des Ouvriers de Roumanie, dont
la constitution a eu lieu en 1893. Il réunissait les militants
des groupes socialistes de tout le territoire roumain et avait adhéré,
dès sa création, à l'Internationale (créée
en 1889).
Réorganisé en 1910 sous le nom de Parti Social-Démocrate
de Roumanie (ultérieurement PSD tout court), le nouveau parti
a obtenu le statut de parti parlementaire. Après 1947 les Sociaux-Démocrates
ont subi les pressions des communistes et ont été absorbés
dans un "parti unique de la classe ouvrière".
Après 1989, le FDSN s'est constitué en avril 1990 et est
devenu membre de l'Internationale Socialiste et du Parti des Socialistes
Européens.
La fusion du PDSR et du PSDR et l'intégration dans le nouveau
PSD des personnalités et des groupes adhérents aux valeurs
de la social-démocratie montrent en quelque sorte la maturité d'un
parti social-démocrate qui se veut moderne, ouvert au dialogue
politique social, et à la coopération dans le cadre de
la social-démocratie européenne et internationale.
Le programme politique :
Les principes de l'action politique visent :
•
La relance économique, basée sur une croissance soutenue,
facteur de prospérité, sensée combattre la pauvreté et
le chômage.
•
La réforme de l'économie, l'élimination des déséquilibres
chroniques et de tous les éléments spécifiques au
sous-développement.
•
Le processus de privatisation et de restructuration,
comme élément
essentiel d'un nouveau mécanisme de développement économique
et social et d'une économie de marché fonctionnelle.
•
Une politique sociale moderne, flexible et efficace, offrant une protection
sociale fiable aux catégories défavorisées.
•
La consolidation de l'Etat de droit, le perfectionnement
du système
institutionnel, une plus large participation de citoyens à la
vie publique et la lutte contre la corruption et la criminalité.
• La réalisation des réformes nécessaires
pour l'intégration
de la Roumanie dans les structures européennes et euro-atlantiques.
• L'accession vers l'Internationale Socialiste et ses structures, fait
qui contribuerait à avoir une image externe plus correcte concernant
le programme du parti et sa stratégie de gouvernement pour la
période de 2000-2004.
•
Le refus de l'extrémisme politique, ethnique
ou religieu ; la justice sociale peut être réalisée
seulement dans une société ouverte et tolérante,
qui respecterait la liberté d'expression des différents
cultes, croyances, orientations, sans préjugés, ni discriminations.
En tant que parti de gouvernement, le PSD souhaite : un gouvernement
efficace, l'intégration euro-atlantique, la cohésion
sociale dans un Etat de droit, avec des autorités respectées
et responsables, auxquelles les citoyens feraient confiance, la limitation
de la bureaucratie.
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