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Dernière mise à jour le 03 décembre 2006 |
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La vie politique
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L'intégration Européenne et son impact sur la vie des roumains
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La chute du régime dictatorial de Nicolae Ceausescu
en 1989 a été pour la population roumaine un grand soulagement
; recouvrir sa liberté a signifié en même temps la
naissance de grands espoirs d’avenir. Mais 45 années de
communisme et l’empreinte qu’elle ont laissé, ainsi
que la résistance des anciennes structures et mentalités,
se sont avérées plus fortes que les avaient imaginées
les analystes politiques, à l’intérieur du pays et à l’étranger.
La période de "transition" a été donc
plus difficile et douloureuse que prévu. Après une nuit de suspens et de coude à coude entre les deux candidats à la présidence roumaine, le bureau électoral central annonce Traian Basescu vainqueur. L’ancien capitaine de la marine marchande, plusieurs fois ministre des transports et actuel maire de Bucarest, obtient, selon ces résultats, 51,75% des voix. Le nouveau Président Basescu veut pousser le gouvernement à aller de l’avant. |
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La Constitution, adoptée par l’Assemblée
Constituante en novembre 1991, fait de la Roumanie un Etat de droit,
démocratique et social. La dignité humaine, les droits
et les libertés civiques, la justice et le pluralisme politique
sont des valeurs suprêmes garanties par la Constitution (art. 1).
La séparation des pouvoirs (législatif, exécutif
et judiciaire) y est spécifié. La révision de la
constitution peut être une initiative présidentielle sur
proposition du gouvernement, ou une demande exprimée par un quart
des députés et sénateurs, ainsi que par au moins
500.000 citoyens ayant le droit de vote.
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Après la chute du bloc de l'Est, la Roumanie
s'est retrouvée dans un espace géopolitique changé.
L'ex-Yougoslavie (au Sud-ouest) et l'URSS (à l'Est) se sont désintégrées.
Pour la première fois depuis 1792, la Roumanie n'avait plus de
frontière commune avec l'URSS (L'ex République Soviétique
de Moldavie a proclamé en 1991 son indépendance ; sa population
majoritaire étant roumaine on peut parler de deux Etats roumains
sur la carte de l'Europe). Dans une zone de crises, les Roumains ont tenté d'être un facteur d'équilibre, de stabilité et d'accord. L'option majeure de la Roumanie postcommuniste a été sans hésitation l'intégration dans les structures européennes, option soutenue par toutes les forces politiques. En 1993 la Roumanie est devenue membre du 32e Conseil de l'Europe. Le 26 janvier 1994 la Roumanie a été le premier état de l'Est européen qui a signé le partenariat pour la paix lancé par l'OTAN et a pris part, à ce titre, à des exercices multinationaux, certains déroulés sur le territoire roumain, avec les Etats de l'OTAN en Angola, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. En 1996, on a accordé à la Roumanie, sur des bases permanentes, la clause de la nation la plus favorisée dans des relations commerciales avec les États-Unis, Etat avec lequel la Roumanie à tenter d'établir des relations préférentielles, notamment après la visite du président Clinton a Bucarest en 1997. Après la signature des traités d'amitié avec les Etats voisins (la Bulgarie, la Hongrie, l'Ukraine, la Russie) des traités similaires sont en cours avec la République de Moldavie. L'équipe politique mise en place en 2000 a oeuvré avec insistance dans le sens d'une rapide intégration dans les structures euro-atlantiques. La Roumanie a des relations diplomatiques et consulaires avec 176 Etats et est membre de l'ONU et des organisations qui y sont rattachées. La Roumanie a integré l'OTAN à la fin de l'année 2002 et en ce qui concerne la communauté européenne ce sera pour 2007. |
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Le Service Militaire est obligatoire pour les hommes ayant atteint l'âge de vingt ans (excepté les cas définis par la loi) et dure 12 mois, sauf pour le service militaire réduit, six mois. Les citoyens qui, pour des raisons religieuses, refusent le service sous les armes doivent effectuer pendant 12 mois des services utilitaires auxiliaires. À partir de 2007, 5000 jeunes Roumains et Roumaines pourront faire de l’armée leur choix de vie. L'armée comprend trois forces : l'armée de terre (120.000 hommes répartis en trois armées incluant 22 brigades : infanterie, tanks, artillerie et chasseurs ; l'armée de l'air (avec ses 45.000 hommes, elle comprend l'aviation militaire et les systèmes de surveillance antiaérienne du territoire) ; les forces navales (15.000 hommes, le commandement se trouve à Constanta et la principale base navale est Braila). L'armée est dotée à présent de : 1373 tanks, 2089 véhicules blindés, 1448 pièces d'artillerie (calibre 100mm et plus), 362 avions de combat, 16 hélicoptères d'attaque, 188 hélicoptères de soutien au combat, 38 avions de transport, six frégates, trois corvettes 31 barques à torpédo et un destroyer. |
La chute du régime
totalitaire de Ceausescu en 1989 a signifié la reprise d'une vie
politique démocratique, selon le principe de pluralisme. Sur la
scène politique ont réapparus des partis historiques (le
PNL et le PNCTD) mais aussi de nombreuses formations plus petites, dont
les
plus "résistantes" se sont avérées le
Front du Salut National (avec ses variantes FDSN, PDSR et PSD), l'UDMR,
le PD et le PRM. Si la nouvelle démocratie a rendu possible
l'existence de ces partis, elle n'a pas apporté aussi leur stabilité interne.
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Les mass-média occidentaux, aidés fortement par une presse roumaine d'une extrême liberté, et par la volonté du pays d'ouverture (dans le sens même d'une exhibition le décente et surtout désavantageuse pour l'image du pays), des tares du régime communiste, dont désormais étaient responsables les nouvelles équipes, ont construit, à partir de 1989, l'image d'un pays résumé à ses orphelinats, à ses chiens errants , à ses problèmes avec la minorité Rrome et à ses mendiants. On peut douter de la volonté des médias d'établir de dire simplement la vérité, car s'il est certain que la Roumanie est confrontée à ces problèmes, elle n'est pas seule en Europe Centrale et Orientale (l'URSS même connaît ces types de difficultés) et ses problèmes ne sont certainement pas restés au stade de 1989. Or les masses médias se sont acharnées à exploiter jusqu'à l'épuisement de ces clichés, dans une dramatisation croissante et sans le moindre souci de l'évolution de ces questions délicates. Face aux progrès enregistrés en Roumanie de ces sujets, le ton employé reste très dubitatif et le citoyen occidental ayant reçu l'information regarde toujours avec un certain mépris un pays somme toute, a hérité d'une situation dont on ne peut rendre responsable un peuple. C'est ce qui nous incite à aborder quelques-uns de ces sujets pour essayer d'établir quelle est la situation réelle aujourd'hui. L'intégration Européenne :
L’intégration de la Roumanie à l’Union europeenne constitue pour la société roumaine un objectif stratégique fondamental. Cette option est étayée de la convergence des forces politiques et sociales visant le raccordement solide du pays au système de valeurs européennes, le développement de la société roumaine selon les principes de la démocratie et de l’économie de marché, a même d’assurer la stabilité sociale et la prospérité des citoyens et de la nation. L’option pour l’intégration est directement corrélée aux processus de reformes qui ont lieu en Roumanie, aux attributs d’une société démocratique - l’Etat de droit et la prééminence du droit, pluralisme politique, création d’un milieu économique viable, fondé sur les principes et les mécanismes du système concurrentiel, caractérisé par une stabilité macroéconomique dynamique et compatible avec les structures, la législation et les mécanismes institutionnels de l’Union européenne. Les décisions adoptées à Salonique (juin 2003) facilitent l’accès de la Roumanie vers l’intégration à l’Union européenne, la réalisation des objectifs fixés dans le processus d’intégration, conditionné pourtant de notre capacité de continuer la réalisation des avancées significatives concernant la préparation interne. L’adhésion de la Roumanie aux structures européennes de sécurité - conçue dans l’esprit des valeurs promues par l’UE - influencera de façon décisive sa politique de sécurité et de défense, destinée à garantir la sécurité et la stabilité externe. Dans le contexte ou, au moment de l’intégration, la frontière du Nord de l’Est de la Roumanie deviendra frontière externe de l’UE, la Roumanie devra assurer un management efficient de celle-ci, contribuant ainsi a consolider l’espace de liberté, sécurité et justice. La Roumanie a participé à l’exercice de réflexion européenne en marge du futur de l’Europe, déroulé dans le cadre de la Convention, étant appelée à élaborer une vision cohérente concernant l’Union dont elle fera partie dans quelques années. Les débats nationaux ont conduit à tracer le contour d’une position de la Roumanie face au projet de Constitution européenne, qui ont été soutenue lors des négociations de CIG 2003, où la Roumanie a eu le statut d’observateur actif. Durant la période qui précédera le moment de l’intégration, il revient au ministère des Affaires étrangères un rôle clé quant à rendre l’opinion publique consciente des bénéfices et des obligations qu’implique les statut de membre de plein droit de l’Union - par l’intermédiaire des stratégies nationales d’information/communication. Le 25 avril 2005, à Luxembourg, la Roumanie a signé son traité d'adhésion à l'Union européenne et deviendra membre le 1er janvier 2007 en même temps que la Bulgarie. L’adhésion à l’UE une chance et un défi pour la Roumanie. Le 26 septembre, la Commission Européenne donnait
son feu vert à l’entrée de la Roumanie dans l’Union
Européenne. S’ils n’ont pas caché les efforts
encore à fournir, les messages officiels délivrés
par les autorités locales affichaient une satisfaction et un optimisme
que visiblement la société dans son ensemble ne partage pas
autant. On peut y voir le signe d’un pays frileux comme celui d’une
société civile en pleine ébullition, préférant
le doute à la passivité béate. C’est manquer
probablement dans les deux cas le véritable enjeu : Quel
impact tangible pour les débats entre intellectuels en Roumanie? "A partir du janvier 2007, tous ceux qui parlent le roumain sont Européens" disait en octobre le Ministre des Affaires étrangères roumain lors de la première conférence des communautés roumaines en Europe, organisée à Bucarest. L'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne est reçue par une grande partie des Roumains à l'étranger comme un cadeau bien mérité par la Roumanie qui a rempli les conditions d'adhésion. A l’occasion de la dernière élection présidentielle, les politiciens de Bucarest ont senti l’influence de ces communautés sur la vie publique du pays. Deux millions et demi de Roumains vivent et travaillent en dehors des frontières nationales. L’Europe reste leur destination favorite avec l’Italie, L’Espagne et l’Allemagne en tête de la liste des pays d’accueil. Qui sont ces Roumains qui sont déjà sur le marché du travail européen ? Quels sont leurs espoirs dans l’adhésion en 2007? Seront-ils suivis par un grand nombre d’émigrants à partir de 2007? |