Ce parti a pris naissance comme formation politique
en 1864 ; ses leaders Dumitru et Ion C. Bratianu, D. Golescu ont été actifs
lors de la révolution de 1848 en Valachie. A la mort de Ion C.
Bratianu, le premier président du PNL, les libéraux seront
successivement dirigés par Dumitru C. Bratianu, Ion I.C. Bratianu, Vintila
Bratianu,
I.C. Duca et Constantin I.C. Bratianu.
Plusieurs événements importants dans l'histoire du pays
sont liés au PNL : l'indépendance de l'Etat (1877), la
réalisation de la Grande Roumanie (1916-1918), la réforme
agraire (1921), l'adoption de la Constitution (1923), la relance économique
suite à la crise de 1929.
Dissout en 1947, le PNL a repris sa place sur la scène politique
roumaine le 22 décembre 1989, grâce à Dan A. Lazarescu,
Nicolae Enescu et I.V. Sandulescu.
Revenu en Roumanie, après son exil en France, Radu Campeanu a été élu
en 1990 secrétaire général du parti et confirmé comme
président à la
Conférence Nationale le 31 mars 1990.
Le PNL a fait partie du CPUN (Conseil Provisoire d'Union Nationale) avec
trois représentants : Dan A. Lazarescu, Radu Campeanu et I.V.
Sandulescu. Aux élections du 20 mai 1990, le PNL a obtenu 7 %
des votes exprimés, soit 29 députés et 10 sénateurs.
Radu Campeanu est devenu vice-président du Sénat. Mircea
Ionescu-Quintus est, lui, devenu vice-président de la Chambre
des Députés.
En octobre 1990 le PNL fusionne avec le parti socialiste libéral
de Niculae Cerveni. En décembre 1991, le PNL, avec le PNTCD et
l'Alliance Civique forment la Convention Nationale pour l'Instauration
de la Démocratie, devenue ultérieurement la Convention
Démocrate Roumaine. La décision du PNL de quitter la CDR équivaut à son
exclusion du Parlement, le parti atteignant seulement 2,7 % des
votes (le seuil étant de 3 %).
Enntre octobre 1991 et octobre 1992, le PNL a participé au gouvernement
de Theodor Stolojan.
Suite à la fusion avec le nouveau parti libéral de Viorel
Catarama, Radu Campeanu est démis de sa fonction de président
et par la suite exclue du parti. Le PNL sera à nouveau intégré dans
la CDR.
Suite aux élections de novembre 1996 le PNL est devenu la quatrième
force politique du pays, avec 17 sénateurs et 29 députés,
4 ministres et 10 secrétaires d'Etat dans le gouvernement, ainsi
qu'au niveau départemental, 7 Préfets.
En 1998, le PNL fusionne avec le Parti de l'Alliance Civique (PAC). Au
congrès de l'Internationale Libérale à Bruxelles,
en 1999, le parti est admis comme membre à part entière
de cette organisation, et Valeriu Stoica a été désigné vice-président
de l'Internationale.
Le PNL est par ses concepts de base, par son action est par ses traditions,
promoteur de la liberté individuelle, sociale, économique et
politique. L'individu prime face à la société ;la docrine
libérale soutient l'égalité pas aux lois, la garantie
des droits et des libertés des citoyens, la tolérance envers
les convictions et les options des autres.
Sur le plan social, le PNL a pour objectif la modernisation
accélérée
de la société, la fin du conservatisme et de l'immobilisme. La
modernisation viendra par la stabilité et par la cohésion sociale.
La stabilité sociale, elle, sera obtenue grâce au développement
des couches moyennes constituées par les entrepreneurs du privé,
les élites technocratiques et les représentants des professions
libérales, les ouvriers hautement qualifiés, les artisans, les
fermiers et les paysans propriétaires.
Sur le plan économique, le PNL est l'adepte du capitalisme,
du marché et
de l'économie de marché. Entre la volonté du consommateur,
individu ou société, et les possibilités offertes par
le producteur, il ne doit y avoir que le marché et ses lois spécifiques
de réglementation. Le consommateur contrôle le producteur, les
monopoles sont évités par la concurrence, l'administration et
la bureaucratie n'interviennent pas dans la production, les marchandises, les
capitaux et la force de travail circulent librement. Dans l'activité économique
de l'Etat a un rôle mineur. Son rôle reste important dans la politique
monétaire, dans l'allocation des ressources budgétaires pour
les objectifs d'intérêt national et dans l'établissement
d'un cadre législatif garantissant le droit de propriété.
Sur le plan politique le PNL est fermement attaché aux
valeurs de la démocratie, au pluralisme politique et à l'Etat
de droit. Pour la formation d'une nouvelle classe politique le PNL prône
la compétition
ouverte dans la vie politique interne. Pour atteindre ses objectifs, le PNL
pense que les moyens les plus sûrs sont l'analyse, le débat et
la communication.
Le PNL se prononce contre toute forme d'extrémisme ou de radicalisme.
L'objectif de la participation du Parti libéral à la vie politique
est la promotion de la conception, des principes, des idées libérales
et l'affirmation d'une nouvelle classe politique libérale.
Pour atteindre une croissance économique saine, dans une économie
de marché ouverte et compétitive qui mènerait au développement
des couches moyennes, le PNL soutient les priorités suivantes :
•
Le développement du secteur privé.
•
Atteindre la pleine liberté économique et la compétition.
•
La réalisation et le maintien de la stabilité économique.
•
L'accès large à l'éducation et au système d'assurances
sociales et de santé.
•
Le développement rural.
Pour le développement économique durant la période de
2001 et 2005, l'on prévoit :
•
L'ouverture économique plus ample du pays.
• L'orientation des ressources vers l'investissement dans des secteurs
assurant une croissance durable.
•
L'attrait pour les capitaux étrangers, grâce à la stabilité et à la
crédibilité accrues du milieu des affaires internes.
•
La mise au niveau européen système institutionnel.
Dans les relations externes, les objectifs prioritaires de la politique étrangère
de la Roumanie sont :
•
La préparation de la Roumanie pour les négociations en vue
de l'obtention du statut de membre de l'Organisation pour la Coopération
et le Développement Économique.
•
La préparation permanente de la Roumanie pour les négociations
concernant l'adhésion à l'Union Européenne et l'OTAN.
•
La participation et la promotion des intérêts nationaux dans le
cadre des formes de coopération régionales et sous-régionales.
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