La CDR représente une alliance politique de centre-droite qui
s'est proposé la renaissance morale la promotion d'une économie
de type capitaliste et une protection sociale active, dans le respect
des valeurs nationales et chrétiennes traditionnelles, de la souveraineté et
de l'intégrité territoriale, de l'ordre de droit et des
principes démocratiques dans le contexte d'une volonté ferme
intégration du pays dans les structures euro-atlantiques.
Au sein de la CDR on trouve les partis politiques fondateurs suivants
:
•
Le Parti National Paysan Chrétien et Démocrate (PNTCD).
• L'Union des Forces de Droite (UFD).
•
La Fédération Écologiste Roumaine (FER).
•
L'Alliance Nationale Chrétien et Démocrate (ANCD).
• Le Parti des Moldaves (PM).
La Convention Démocrate a constitué une coalition forte.
Restée dans l'opposition avant 1996, à partir de cette
date, elle s'est trouvée au pouvoir, sous la présidence
d'Emil Constantinescu, son candidat.
Aux élections de 2000, le PDSR est revenu au pouvoir. On peut
néanmoins se pencher sur les objectifs de la CDR exprimés
dans le programme électoral ayant permis la victoire de la Convention
aux élections de 1996.
•
La mise à disposition des terres, qui ne constituent pas l'objet
d'un litige, à tous les propriétaires.
•
Le partage des anciennes fermes de l'Etat en priorité aux familles
nombreuses, aux jeunes souhaitant devenir fermiers, aux spécialistes
du domaine agricole établis en milieu rural et à tous ceux
que de droit.
•
L'annulation de l'impôt agricole jusqu'en 2000 et la reconstitution
du droit de propriété des paysans sur les moyens de productions
dont ils ont été dépossédés lors de
la collectivisation.
•
La restitution des forêts à leurs propriétaires de
droit.
•
Le crédit direct aux paysans pour tous leurs besoins agricoles à taux
réduits de 50 % par rapport au taux pratiqué par les banques,
la différence devant être subventionnée par l'Etat
; ces crédits seront remboursés aussi en produits agricoles.
•
L'assurance de marchés pour la production paysanne.
•
Des facilités pour les spécialistes du domaine agricole,
les instituteurs, les médecins, les popes qui souhaitent s'installer
en milieu rural (pour la construction de leur maison ; attribution d'un
hectare de terrain agricole).
•
La réévaluation des retraites des paysans ayant travaillé dans
les coopératives communistes (la retraite devra représenter
minimum 50 % du salaire minimum).
•
Des facilités pour les jeunes en quête de logement (crédits à long
terme, à un taux maximal de 10 %, pour l'achat de terrains) ou
pour les jeunes familles. Un Fonds National pour le Logement sera créé.
•
La construction de cités universitaires où plus de 10 000 étudiants
pourront y être hébergés.
•
Un soutien pour l'intégration économique des jeunes est
pour le premier emploi. Jusqu'à l'obtention d'un emploi, les diplômés
recevront une aide sociale.
•
La mise en fonction de la Caisse Autonome des Retraites, sous une administration
privée.
•
Après avoir établi des indicateurs sociaux pour déterminer
le coût d'un niveau de vie décent, en accord avec les syndicats,
les unions patronales, les organisations de retraités, le salaire
minimum sera calculé de manière correcte et transparente,
ainsi que l'évolution des indexations.
•
Des mesures légales pour l'évaluation correcte des prix
des produits et services de base (aliments, services publics, médicaments).
•
La révision à la baisse des taxes et impôts notamment
l'impôt sur le revenu.
•
Un congé payé de deux ans pour toute femme ayant
accouché ;
une aide mensuelle représentant 10% du salaire moyen pour chaque
enfant du foyer de moins de seize ans.
•
Des mesures gouvernementales pour l'amélioration des infrastructures
et services en milieu rural (routes, éclairage, alimentation en
eau, réseaux téléphoniques).
•
L'adoption d'une loi sur la déclaration et le contrôle de
la fortune et des revenus du président, des parlementaires, des
membres du gouvernement, des maires. Le cumul des fonctions de dignitaires
de l'Etat et de celles de membres des Conseils d'administration d'entreprises
publique sera interdit.
•
Le renforcement des peines pour crime, viol, vol, escroquerie, corruption
et pour les infractions commises par les fonctionnaires du public contre
leurs intérêts des citoyens.
•
Une loi sur l'administration territoriale en tenant compte notamment
des départements et des localités détruites de manière
abusive.
•
Les budgets destinés aux domaines essentiels pour l'avenir du
pays (l'éducation, la culture, la santé, la recherche et
la défense) seront augmentés.
•
Un programme gouvernemental de développement et reconstruction
des infrastructures grâce notamment aux capitaux étrangers.
Il s'agit là d'un programme ambitieux qui, conformément à la
doctrine libérale, donne une place prépondérante à la
propriété privée mais qui tente aussi d'encourager
l'essor de l'agriculture et du milieu rural. D'une manière générale,
le programme vise les domaines prioritaires dans un pays qui se fraie
un chemin vers l'économie de marché et qui, sur ce chemin,
est confrontée à une forte crise sociale et économique.
Le transfert démocratique du pouvoir a été unanimement
perçu comme une preuve de maturité de l'esprit civique
et de la solidité des institutions démocratiques. Toutefois,
lors de cette période de réforme économique, en
dépit des positions déclarées par tous les gouvernements
post-révolutionnaires en faveur d'une privatisation rapide, de
la construction économique et des investissements étrangers,
toutes ces tâches se sont avérés difficiles. Les
causes sont multiples : la Roumanie n'a pas connu, comme la Hongrie ou
la Pologne des réformes économiques pendant le régime
communiste ; l'effondrement de la production ; la dissolution du CAER
qui, en 1989, absorbait 80 % des exportations roumaines ; la crise yougoslave
; le choix du régime Iliescu -le président a été accusé à maintes
reprises d'appartenir et de s'accrocher aux structures communistes antérieures-
d'un rythme lent pour les réformes économiques. Les forces
arrivées au pouvoir en 1996 ont annoncé l'accélération
de tous ces processus, mais les résultats ont été peu
satisfaisants, à cela ayant contribué les tensions entre
la coalition et les remaniements gouvernementaux successifs.
Concernant la politique externe, toutes les forces se sont prononcées
en faveur de l'intégration euro-atlantique. En dépit de
la fragilité et du fonctionnement chancelant des institutions
démocratiques, la Roumanie, le plus grand Etat de l'Europe Orientale
représente un facteur de stabilité et d'équilibre
dans la région.
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