Perspectives
économiques actuelles
Potentiel économique
:
Le potentiel économique de la Roumanie est capable de satisfaire d'une
façon adéquate aux besoins de la population et aux échanges
internationaux.
Ce potentiel comporte une main d'œuvre de 4,5 millions de salariés
dans l'économie, une force de travail qualifiée au niveau des
exigences d'une économie européenne, une structure industrielle
en plein processus de restructuration et qui donne des signes clairs de revirement
quant à la variété et au volume de la production dans
certaines branches, des programmes qui suivent une exploitation plus efficace
des diverses ressources naturelles du pays ainsi que l'augmentation du commerce
extérieur.
Industrie :
L'industrie roumaine a un haut degré de concentration: 600-700 entreprises
réalisent environ 80% de la production industrielle.
L'industrie réalise quelque 40% du produit intérieur brut et
environ 50% du revenu annuel. Pour faciliter l'accès des investisseurs étrangers à l'information,
le Ministère de l'Industrie et des Ressources a rédigé une
liste avec les sous branches les plus attrayantes. Les compagnies pétrolières étrangères s'intéressent
davantage aux ressources roumaines. Plus de 650 sociétés
mixtes créées en Roumanie ont comme objet principal d'activité l'exploitation
des gisements naturels. En tête de ces sociétés se
place Shell (Grande-Bretagne), suivie de Romanian Petroleum (USA), Enterprise
Oil (USA), Canadian Occidental, Shell Overseas Holdings Ltd. (Grande-Bretagne),
LUKOIL (Russie).
Les nouvelles stratégies de privatisation utilisent
tant les méthodes traditionnelles de vente directe, que les techniques
modernes de vente sur le marché des capitaux (par la Bourse des
valeurs de Bucarest et sur le marché secondaire) ainsi que par
le biais des banques internationales d'investissements. Ont été vendues
des sociétés commerciales auxquelles l'État détient
encore des paquets d'actions, ainsi que des sociétés issues
de la réorganisation des anciennes régies autonomes.
Cette diversification de la gamme d'options, ainsi qu'une meilleure coordination
entre les ministères et les organisations impliquées dans le
processus de privatisation, a permis la croissance du volume et de la vitesse
de la vente. Le gouvernement et les institutions chargées de la privatisation
bénéficient du consulting et du soutien effectif des agences
internationales.
Réforme économique
:
Dans le stade actuel, la réforme suppose la désétatisation, à savoir
la restructuration et la privatisation, ensuite l'introduction des mécanismes
de marché qui aident au développement d'un milieu concurrentiel.
Il y a des situations quand la restructuration est faite après la privatisation.
C'est un risque que l'investisseur seul assume. Si nous nous référons
aux coûts, il est clair que la privatisation est une priorité et
la restructuration est un problème qui concerne l'investisseur et non
l'État.
Une stratégie de privatisation a été mise en forme pour
l'agriculture, le tourisme et les communications, et une autre stratégie
est en passe d'élaboration pour l'industrie et les transports. La Banque
Mondiale a demandé au gouvernement d'accélérer la privatisation.
Les objectifs du programme annuel de privatisation coïncident avec le
point de vue exprimé par la Banque Mondiale. Les priorités sont
la privatisation sur le marché secondaire des capitaux, la conclusion
des contrats avec les banques d'investissements pour la privatisation avec
des investisseurs stratégiques et de portefeuille, la restructuration
et la privatisation des régies autonomes.
Les principaux secteurs dans lesquels ont été privatisées
des sociétés commerciales sont l'industrie des matériaux
de construction, l'industrie métallurgique, les constructions mécaniques,
l'industrie chimique et pétrochimique.
Tenant compte de l'expérience de ces dernières années,
le cadre législatif prévoit expressément de l'assistance
aux formalités administratives et leur réduction considérable.
Les entrepreneurs étrangers ont le droit de convertir les sommes
en lei qui leur reviennent en les devises de l'investissement, ainsi
que de transférer les devises dans le pays d'origine, aux termes
des réglementations sur le régime des devises. Ils ont également
le droit de choisir les instances judiciaires et d'arbitrage compétentes
pour régler les éventuels litiges. L'Ordonnance d'urgence
précise également les incitations douanières et
fiscales.
L'importation de biens mobiles, qui constituent un apport en nature au capital
social d'une société commerciale ou au capital d'une association
en participation ou d'une association familiale, pour la réalisation
de l'objet d'activité, est exemptée de taxes douanières
et de taxes à la valeur ajoutée. L'importation d'équipement
industriel - machines et outillages - est également exonérée
de taxes douanières. Ce ne sont que quelques-unes des facilités
accordées.
Les investisseurs non résidents en Roumanie ont le droit de transférer à l'étranger,
sans aucune restriction, après le paiement des impôts et des taxes
légales, une série de revenus en devises convertibles. C'est
le cas, en premier lieu, du dividende ou du bénéfice obtenu de
la société commerciale, s'ils sont actionnaires ou associés,
ou du profit d'une succursale. Par ailleurs, ils peuvent transférer à l'étranger,
dans les mêmes conditions, le revenu obtenu dans le cas d'une association
en participation, ainsi que les revenus obtenus par la vente des actions ou
des parts sociales.
Du même régime juridique jouissent: les sommes obtenues de la
liquidation d'une société, les sommes obtenues à titre
de dédommagements, suite à une expropriation ou à l'application
d'une autre mesure à effet équivalent, ainsi que d'autres revenus,
conformément à la forme de réalisation de l'investissement.
Zones franches
:
Il existe en Roumanie cinq zones franches : le port franc de Sulina,
Constanta Sud - Agigea, Giurgiu, Braila et Galati, enclaves sur le
territoire douanier
où l'on ne perçoit aucune taxe ou impôt.
Les zones franches Constanta Sud - Agigea et Sulina sont fonctionnelles dès
1995 et Giurgiu, Braila et Galati, dès le début 1996. Le délai maximum de concession, par appel d'offre, est de 50
ans. À Braila, plus de 35 sociétés commerciales à capital
d'État et privé ont participé à des appels
d'offre pour des concessions de terrains, des locations d'espaces et
d'entrepôts. Parmi les sociétés gagnantes il y a
Ana Electronic SRL Bucarest, Menke Holding LTD, Tehnotur Co SRL, Freedom
Star Electronics, Transorient Sa, Romtrans SA. Pour la zone franche Constanta
Sud - Agigea il existe également un intérêt particulier.
D'importantes sociétés étrangères sont intéressées
non seulement à déployer diverses activités, mais
aussi à y investir.
Il existe des propositions de création d'autres zones franches. Le développement
des zones franches est partie des programmes de restructuration de l'économie
roumaine. Ouvrant les portes du marché interne aux produits de la zone
franche, la Roumanie stimule les sociétés propres à rendre
leur niveau technologique compétitif, par la participation des investissements étrangers
avec de nouveaux équipements, du know-how, de l'expérience managériale,
de commercialisation et de marketing.
Après trois années de récession, la Roumanie a
enregistré une majoration réelle du PIB
Selon les statistiques officielles, en l'an 2000 a été enregistrée
une réelle croissance du produit intérieur brut, de 1,6% par
rapport à l'année précédente, et de 4,8% dans les
cinq premiers mois de l'an 2001, croissance due, selon les analystes, à l'évolution
ascendante de l'industrie de transformation et des services.
La promotion
des investissements directs :
Dans sa nouvelle forme de 2001, la Loi des investissements n'introduit
pas de discriminations entre les investisseurs étrangers et ceux roumains
et prévoit une série de facilités.
Selon le nouvel acte normatif, les investissements directs ayant des valeurs
de 1 à 10 millions de dollars, réalisés dans un délai
de maximum 24 mois, seront contrôlés directement par le ministère,
tandis que les investissements de plus de 10 millions de dollars seront suivis
par le Département pour la Relation avec les Investisseurs étrangers,
subordonné au premier ministre.
Une autre disposition de la loi concerne la simplification des procédures
et l'écourtement considérable des délais dans lesquels
seront émis les avis, les autorisations et les licences pour le fonctionnement
et l'enregistrement des firmes.
Facilités
pour les investisseurs étrangers :
Par la Loi des investissements directs - acte juridique stable, équilibré,
non discriminatoire - on accorde des facilités substantielles à ceux
qui investissent plus de un million de dollars dans la modernisation de l'infrastructure
et créent de nouveaux emplois.
En même temps, afin de simplifier les procédures de constitution/inscription
d'une nouvelle firme, auprès des Chambres de commerce départementales
ont été ouverts des guichets uniques pour les entrepreneurs,
où l'on dépose un minimum d'actes en vue de l'approbation et
où l'on reçoit, 30 jours plus tard, l'approbation définitive.
Les investisseurs étrangers ont le droit, conformément à cette
loi, de transférer intégralement à l'étranger leurs
profits annuels, dans les conditions du régime des devises de Roumanie.
De même, les investisseurs étrangers peuvent transférer à l'étranger,
dans la devise de l'investissement, les sommes obtenues suite à la vente
des actions, des parties sociales ou des obligations, "ainsi que les sommes
provenues de la liquidation des investissements, dans les conditions du régime
des devises de Roumanie" - montre-t-on dans la loi.
En ce qui concerne les investissements faits en Roumanie, ils ne peuvent
pas être
nationalisés, expropriés ou soumis à d'autres mesures équivalentes,
sauf dans les cas d'intérêt public. De pareilles mesures seront
non discriminatoires, effectuées selon la loi et précédées
d'un dédommagement adéquat et effectif, suivant la valeur de
marché de l'investissement à la date de la prise de la mesure
respective. Si la valeur du dédommagement ne peut pas être déterminée,
elle sera établie d'un commun accord par les parties, "sur la base
de principes équitables, en fonction du capital investi et de la valeur
de marché de l'investissement".
Le nouvel acte normatif prévoit aussi que les biens importés
constituant un apport à l'investissement réalisé sont
exonérés des taxes douanières et de la taxe sur la valeur
ajoutée (TVA). Du même régime bénéficient
les matières premières, les matières consommables, les
pièces de rechange et les composantes importées "nécessaires
et utilisées effectivement dans la production propre pendant une période
de deux années, calculée à partir de la date de la mise
en fonction de l'objectif".
Si ces biens sont achetés en Roumanie, ils seront exonérés
de la TVA.
Les investissements réalisés en Roumanie seront également
exonérés de l'impôt sur le profit. Ainsi, les investissements
dans l'agriculture et l'industrie alimentaire, l'infrastructure de transport,
la technologie de l'information et des communications, la recherche, la santé,
l'enseignement et le tourisme sont exonérés de l'impôt
sur le profit pendant une période de quatre années à partir
de la date de la mise en fonction de l'objectif.
Après cette période de "grâce", les investisseurs
bénéficieront annuellement d'une réduction de l'impôt
sur le profit, dans les conditions suivantes: de 50% pour l'impôt sur
le profit réinvesti pour acheter des machines, des outillages et des équipements
neufs, ou de 25% pour l'impôt sur le profit, si plus de 15% des frais
sont destinés à la recherche scientifique visant le développement
de technologies nouvelles en Roumanie et au processus de formation professionnelle
et si au moins 30 emplois nouveaux sont créés par le développement
de l'investissement existant ou par un nouvel investissement.
Dans sa nouvelle forme, la Loi des investissements prévoit aussi des
sanctions. Si les obligations ne sont pas respectées, le Ministère
du Développement et de la Prévision commencera les procédures
de retrait des facilités. En même temps, le ministère demandera
aux organes habilités d'établir le montant de la somme qui devra être
restituée et qui représente la contre-valeur des facilités
dont l'investisseur a bénéficié, ainsi que les pénalités
afférentes.
Les facilités
accordées
aux petites et moyennes entreprises :
L'amendement de la Loi no 133/1999, fait en 2001, accorde aux petites
et moyennes entreprises tout un paquet de facilités, à trois volets: fiscal,
d'investissement et bancaire.
Facilités
fiscales :
• Les PME sont exonérées des taxes douanières pour
les machines, les installations, les équipements industriels, le savoir-faire
importés pour développer les activités propres de production
et services et qui sont payés avec les fonds propres ou à l'aide
de crédits accordés par des banques roumaines ou étrangères.
• La quote-part du profit brut réinvesti n'est pas imposée.
• La réduction de l'impôt sur le profit de 20%, au cas où de
nouveaux emplois sont créés, si l'on assure une croissance du nombre
enregistré d'au moins 10% par rapport à l'année financière
précédente.
• Les PME sont exonérées des taxes douanières pour
l'importation des matières premières nécessaires à la
fabrication de leurs produits, si ces produits sont exonérés des
taxes douanières d'importation.
• Les PME bénéficient d'une réduction de 75% de l'impôt
sur le profit obtenu de la production livrée à l'exportation.
• L'application du système forfaitaire d'imposition, établi
en fonction du chiffre d'affaires de l'année précédente.
Facilités
d'investissement :
• Le Gouvernement, les organes spécialisés de l'administration
publique locale sont obligés de soutenir les PME et de faciliter leur
accès aux réseaux de transport et communications, de leur assurer
l'énergie, le gaz, l'eau et les autres utilités publiques nécessaires à leur
activité.
• Les PME ont accès aux actifs disponibles des sociétés
commerciales et des compagnies nationales à capital majoritaire d'Etat,
ainsi que des régies autonomes.
• Les sociétés commerciales, les compagnies nationales à capital
majoritaire d'Etat et les régies autonomes sont obligées, dans
un délai de 90 jours à partir de la remise des demandes par les
personnes concernées, de conclure des contrats de vente-achat ou d'assurer
l'accès prioritaire à la location, la concession ou le leasing
des actifs disponibles.
• Le Gouvernement, les ministères et les autres organes spécialisés
de l'administration publique centrale, ainsi que les autorités publiques
locales doivent assurer l'augmentation du poids des PME dans la valeur des
contrats d'achats publics de biens matériels, ouvrages et services,
ce poids devant atteindre un niveau comparable à leur contribution à la
réalisation
du PIB.
• Les PME bénéficient de réductions de 50% pour les
critères liés au chiffre d'affaires et aux garanties demandées
pour l'achat public de biens matériels, ouvrages et services.
• Les institutions publiques, les sociétés commerciales et
les compagnies nationales à capital majoritaire d'Etat, ainsi que les
régies autonomes ont l'obligation d'organiser la première licitation
seulement pour les PME, comme suit: les appels d'offre pour la fourniture de
matériaux ne dépassant pas les 500 millions de lei; les appels
d'offre pour les équipements qui ne dépassent pas un milliard de
lei; les appels d'offre pour des réparations de moins de deux milliards
de lei; les appels d'offre pour les constructions de maximum trois milliards
de lei.
Facilités bancaires
:
• Par une résolution du Gouvernement a été créé le
Fonds national de garantie des crédits aux PME, qui aura des filiales
dans chaque chef-lieu de département.
• Le capital social du Fonds national de garantie des crédits, établi
lors de sa fondation, est de 50 milliards de lei, ayant pour source le budget
d'Etat, et sera majoré avec 0,4% des revenus budgétaires au cours
des cinq années suivant sa constitution.
• Le Fonds national de garantie a pour unique objet la garantie des crédits
ou d'autres instruments de financement qui peuvent être obtenus par
les PME aux banques commerciales ou d'autres sources.
3,7 millions d'euros
pour le développement
des PME :
Le Fonds MARR - la composante de financement pour les PME, en valeur de 3,7
millions d'euros, déroulé par la Commission Européenne
par l'intermédiaire du Programme PHARE et de la BCR, en qualité de
cofinancier - est devenu opérationnel en février dernier. Le
Fonds MARR s'adresse aux départements de Gorj et Hunedoara. De ce
financement, les PME peuvent obtenir des crédits en valeur totale
de maximum 300.000 euros, de la quote PHARE (dont 75.000 euros non remboursables),
auxquels s'ajoute une contribution de la banque de minimum 100.000 euros.
La contribution propre de chaque bénéficiaire doit être
d'au moins 15% de la valeur totale de l'investissement, dont minimum 50%
en espèces.
Les sociétés ne doivent pas avoir des pertes dans l'année
fiscale précédente ou des dettes envers le budget de l'Etat,
les banques ou les créditeurs. Les demandes de financement peuvent être
déposées aux succursales de la Banque Commerciale Roumaine.
Source: MIP |